Quand Marie se sert de son image pour nous secourir. Et pourquoi un "M" dans nos mains?
En-tête 1 du site de la revue En Route. En-tête 2 du site de la revue En Route.
En-tête 3 du site de la revue En Route.
sommaire_general

 

Pour la version PDFde ce document,
cliquez sur l'icône. 
(recommandé pour imprimer ou partager par courriel)

La main de Marie

Parmi les édifices religieux de la ville de Beauvais (France), la cathédrale tient vraiment une place de choix. C'est un des chefs-d'œuvre d'une époque où ces derniers s'élevaient comme par enchantement.

Lorsqu'elle fut terminée, les habitants trouvèrent que les voûtes de cette église, sans peintures et sans tableaux et, qui de surcroît devait raconter la vie de Notre-Seigneur et les Gloires de Marie, étaient bien sombres et les murailles bien nues.

On se mit donc en quête d'un peintre pour combler ces lacunes et lorsqu'on l'eut trouvé, le premier échevin de la ville lui dit au nom des habitants: "Messire peintre, nous attendons beaucoup de vous. Faites naître sur les murailles, à l'aide de vos couleurs et de votre pinceau, tous les saints du paradis et leur Chef. Nous voulons que notre église soit une vraie vision du Ciel." Le peintre répondit alors qu'il attendrait fermement le secours divin pour mener à bien l'entreprise et qu'il prierait la Reine des Saints de guider elle-même son pinceau.

Alors on commença à élever des échafaudages jusque sous les voûtes de la cathédrale. Le peintre se mit à l'œuvre et, tout en haut, dans le ciel bleu, au-dessus des nuages, apparut un jour l'image de la Mère de Dieu, image si pure, si suave, si vivante, qu'on eut pu croire que l'artiste avait pris un Chérubin comme collaborateur.

Avant de tracer les lignes du divin visage, le pieux artiste avait beaucoup prié. On peut dire qu'il avait imprimé d'abord dans son âme l'esquisse de la Reine du Ciel et que le chef-d'œuvre sorti de sa main était plus l'expression de sa piété que de son talent artistique. Et, comme nous allons le voir, Marle elle-même montra qu'elle agréait le travail du peintre et ses pieuses intentions.

Comme l'artiste avait achevé son tableau et que dans une méditation muette et prolongée, il l'admirait silencieusement, il recula de quelques pas, pour mieux voir, oubliant qu'il était au-dessus du vide.

Image de Marie retenant la main du peintre

 "Ô ma Mère, sauvez-moi!"

Brusquement la planche de l'échafaudage cède sous ses pieds sans laisser le temps au malheureux de se retenir à un appui quelconque. C'est la mort certaine qui l'attend. Il n'a que le temps de voir l'abîme sous lui, et de jeter un cri d'angoisse à la Dame de ses pensées: "Ô Marie, ô ma Mère, sauvez-moi !"

À cet appel de confiance et d'amour, la Vierge peinte sur la muraille s'anime, fait un pas en avant, laissant sur la muraille, la silhouette de son corps frêle et gracieux. Elle tend la main en avant alors que le peintre la saisit d'instinct.

Les ouvriers qui travaillaient un peu plus loin, accourent, stupéfaits. Devant eux se présente un merveilleux tableau: une femme, d'une grande beauté, couronnée d'un magnifique diadème qui tient fermement un homme au dessus du gouffre.

Aussitôt, on se mobilise pour aller chercher notre peintre. Puis, le sauvetage accompli, la Dame reprend sa place sur la muraille blanche pendant que les ouvriers retrouvent leur voix pour crier: "C'est un miracle !"

__________________

Est-ce un fait véridique? Est-ce une légende? Je ne sais pas. L'auteur qui signe ce fait (1) ne le précise pas. Mais une chose est certaine, voilà un tableau qui pourrait très bien s'appliquer à chacune de nos vies.

Comme le peintre de Beauvais, tous les baptisés doivent imprimer dans leur coeur et leur âme, l'image de la Reine du Ciel.

Par la Foi, l'Espérance, la Confiance et l'Amour, nous devons tous porter en nous-mêmes l'effigie de Celle qui peut nous sauver à l'heure du danger. Comme l'artiste peintre, n'hésitons pas dans les dangers du corps comme dans ceux de l'âme, à crier très fort: "Ô Marie Immaculée, gardez-moi, sauvez-moi !" Marie entendra toujours notre prière.

Il semblerait que même la nature se met de la partie pour nous rappeler que Marie est notre Mère et qu'Elle veille sur nous, jour et nuit. Ouvrons notre main (droite ou gauche) et regardons attentivement le centre de celle-ci; ne voyons-nous pas la lettre "M" qui est là depuis notre naissance?

Photo du M au creux de la main

La lettre "M" au creux de la main.

Certains diront que ces lignes sont un effet de la nature et que, somme toute, cela n'a rien à voir avec la Sainte Vierge. Je respecte ces opinions, mais me serait-il permis quand même de voir, dans ce "M", un signe visible qui me rappellera, chaque fois que j'ouvrirai la main, mon appartenance à Marie. Et tant pis si cela est perçu comme de l'enfantillage: j'ai bien le droit de voir dans ce qui pourrait être un "caprice" de la nature, les initiales de ma Mère, surtout si cela m'incite à l'invoquer.

Au fait, avez-vous remarqué comment nous sommes heureux et fiers de porter sur soi ou de placer sur notre bureau de travail, un souvenir, la photo d'un être cher; certains iront même jusqu'à se faire tatouer, sur le corps, le nom ou les initiales d'une personne aimée; et pourtant cela n'est pas considéré comme de " l'enfantillage ". Alors, est-ce que le fait de percevoir un M dans les replis de ma main, le devient parce que je veux associer cette lettre au nom de Marie? ■

Rosaire Raymond

___________________

(1) Tiré de la revue "Le Messager de Marie Reine des Cœurs" - février 1909.

 Lien_menu_enseignements

- MENU DE LA RUBRIQUE "SOCIÉTÉ ET RELIGION" -




www.revueenroute.jeminforme.org

Site produit par la revue "En Route".
Autorisation de diffuser ce document, avec mention de la source.  

 

Retour haut de page