Comment Dieu récompense-t-il les bonnes actions faites par les damnés durant leur vie?
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FAUT-IL "S'ENFER"?

(2e partie)


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Nous avons vu qu’il est impossible, pour les démons et les damnés, qu’il y ait cessation, même temporaire, des souffrances en enfer. Ceci est une vérité de Foi.

Pourtant, certaines personnes continuent d’alléguer que tout damné ayant accompli au moins quelques bonnes actions durant sa vie, doit être récompensé dans l’éternité, par des trêves de douleurs, voire même par une paix éternelle après un certain temps de supplices. En effet, ne nous a-t-on pas toujours enseigné que si Dieu punit le mal, Il récompense le bien ?

  DIEU RÉCOMPENSE LE BIEN

Cette dernière phrase est vraie. Mais pour en comprendre la profondeur et les nuances, amorçons notre réflexion par la méditation suivante, traitant de la récompense de la prière et des bonnes œuvres, écrite par l’abbé Henri Saey:

Question: Dieu entend-Il toutes nos prières ? Donne-t-Il suite à chacune d’elles ?

Réponse:

1– Quand je lui demande la SAINTETÉ, c’est-à-dire la soumission à ses Volontés (et au degré qu’Il m’a fixé de toute éternité), Il me l’accorde, à coup sûr:

   a) pourvu que je saisisse bien ce que je demande en implorant cette sainteté;

   b) pourvu aussi que je sois sincère, c’est-à-dire que je sois prêt, avec la grâce de Dieu, à accomplir tout ce qu’il faut pour devenir un saint.

2– Quand je Lui demande des biens naturels:

   Parfois Il me les accorde, s’Il sait que je les utiliserai comme je le dois !

  Parfois Il me les refuse (pour un moment du moins) remettant à plus tard la réalisation de mes désirs !

   Parfois, Il me les refuse (et pour le moment, et pour plus tard) parce qu’Il a dessein de m’en accorder d’autres, beaucoup plus précieux et dont je jouirai davantage !

  CONCLUSION

Le Souverain du Ciel et de la terre nous assure ainsi qu’effectivement Il répond à toute prière qui Lui est justement adressée.

Question: (…) Y a-t-il une exception ?

Réponse: Oui, une lamentable exception:

L’âme tiède qui refuse de demander à son Dieu le pain dont elle ne peut se passer, c’est-à-dire la SAINTETÉ.

Ou qui s’obstine à ne Lui demander que des biens temporels – appelons-les des pierres – car ces biens, l’âme baptisée ne peut les assimiler, pas plus que l’estomac du corps humain ne peut ingurgiter et digérer une pierre matérielle ! Cette âme impie, Dieu ne peut la combler comme Son Cœur et son zèle le voudraient. Il ne peut la forcer, puisqu’Il l’a créée libre, tout en la poursuivant quand même, et jusqu’à son dernier soupir, de sa douce Tendresse et de son infinie Miséricorde !

Et s’il arrivait, – ô malheur ! – s’il arrivait que Dieu, prévoyant qu’Il ne pourrait jamais ouvrir à cette âme les portes de son Ciel; s’il arrivait qu’Il dût la récompenser (car Il est juste) au moins pour ses bonnes actions naturelles; qu’Il dût la récompenser en lui accordant seulement les biens temporels: oui, quel malheur !

Jésus n’a-t-Il pas dit un jour: ‟ Malheur à vous qui êtes rassasiés en ce monde ! ”

* * * * * * * * * * * *

La fin de cette méditation nous indique qu’une bonne action peut être "naturelle" ou "surnaturelle", et mériter une récompense naturelle et/ou surnaturelle selon le cas.

  NATUREL OU SURNATUREL?

Quelle différence entre les deux sortes de bonnes actions ?

► Un acte bon, s'il est fait avec le secours de la grâce et dans de bonnes dispositions intérieures, devient un acte "surnaturel". Cependant, pour que cet acte surnaturel soit méritoire surnaturellement (c’est-à-dire pour le Ciel), il faut l’accomplir en "état de grâce" (en amitié avec Dieu), parce que c’est cette participation à la vie divine et aux mérites du Christ qui donne un mérite "sur-naturel" à nos bonnes actions.

D’autre part, une bonne action surnaturelle faite en état de péché mortel (par exemple : une prière sincère ou un acte vraiment charitable), même si elle ne nous procure pas de mérites proprement dits pour le Ciel, peut nous valoir la grâce de la conversion, ou autre récompense dès cette vie, selon la Sagesse de Dieu.

‟L'homme ne peut faire aucun acte salutaire sans la grâce intérieure. On appelle actes salutaires, ceux qui ne sont pas seulement bons au point de vue de la loi naturelle, mais qui préparent à la justification par la grâce, ou à la gloire du ciel.

Ils se distinguent des actes bons naturellement, parce qu'ils sont guidés par les lumières surnaturelles et aidés par la grâce, et parce que celui qui les accomplit agit comme enfant de Dieu, et non pas simplement comme serviteur.”

(Art. 1 no. 70, Abrégé de théologie dogmatique et morale,
par l’abbé J. Berthier, M.S.)

► Dans tous les autres cas, une bonne action est dite "naturelle" : ‟Quand un acte est bon, dans son objet, dans ses circonstances et dans son but naturellement honnête, il est méritoire, mais d'une manière naturelle seulement; par conséquent il n'est pas digne d'une récompense surnaturelle ; et il ne tend pas par lui-même à la fin surnaturelle et nécessaire de l'homme (c’est-à-dire: Dieu).”

(#1871, Abrégé de théologie dogmatique et morale,
par l’abbé J. Berthier, M.S.)

  LES DAMNÉS
ONT PERDU LEURS MÉRITES

Le péché mortel, en chassant de notre âme la grâce habituelle ou sanctifiante (autres appellations de "l’état de grâce"), fait en sorte que toutes nos bonnes actions présentes et passées perdent leur accès à une récompense éternelle, car nous avons coupé le "fil" qui nous reliait aux mérites du Christ1. Si on meurt dans cet état (et c’est le cas pour tous les damnés), on ne peut recevoir de récompense dans l’Éternité.

  RÉCOMPENSE ICI-BAS

Sachant que Dieu est infiniment juste (c’est une vérité de Foi), on ne peut qu’en conclure qu’Il récompense, ici-bas sur la terre, les bonnes actions accomplies par le damné durant sa vie terrestre, bonnes actions qui n’ont pas (ou n’ont plus) de valeur méritoire surnaturelle applicable dans l’Éternité.
 

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1) Cependant, lorsque nous retrouvons l’état de grâce par une bonne confession (ou par la contrition parfaite), tous nos mérites surnaturels, acquis avant de pécher mortellement, revivent. À noter que la contrition parfaite ne dispense pas du devoir de confesser au plus tôt nos fautes graves, et particulièrement avant de communier.
 



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